Une femme avec des cheveux bouclés, portant une chemise blanche, assise et semblant parler ou écouter, dans un intérieur sobre.

Hypnose et anxiété scolaire chez l'enfant

Le dimanche soir, l'ambiance change à la maison. Votre enfant devient irritable, ou trop calme. Il dit qu'il a mal au ventre. Le lundi matin, il traîne, il pleure, il demande à rester. Le médecin n'a rien trouvé. Et vous, vous avez épuisé les arguments.

Une personne avec des cheveux foncés, portant un sweat beige, tient une oreillette ou un écouteur à l'oreille, avec une autre personne floue en arrière-plan.

Ce que vous voyez, et ce qu'il vit

L'anxiété d'un enfant se voit rarement là où on l'attend. Elle passe par le corps : maux de ventre, nausées, maux de tête, envie fréquente d'aller aux toilettes. Elle passe par le sommeil, qui se dégrade en premier. Elle passe par l'irritabilité, les colères qui ne ressemblent pas à lui, ou au contraire par un enfant devenu très sage, très discret, qui ne demande plus rien.

Ce qui se joue à l'intérieur, c'est un mécanisme d'anticipation devenu trop efficace. Son cerveau simule à l'avance la scène qui l'inquiète, le contrôle, l'exposé, la récréation, et déclenche la réaction physique correspondante. Le corps réagit à une situation qui n'a pas encore eu lieu, parfois qui n'aura jamais lieu..

Une personne lit une tablette ou un livre, avec un stylo en main, dans une ambiance intérieure chaleureuse, avec une personne en arrière-plan assise dans un fauteuil. La tablette affiche du texte manuscrit en français.

Ce que nous faisons en séance

je commence par demander à votre enfant où ça se passe dans son corps, et à quoi ça ressemble. Les réponses sont toujours précises et toujours différentes : une boule, un nœud, une vague, un animal. Une fillette m'a un jour décrit un hérisson qui se retournait dans son ventre.

À partir de là, nous travaillons avec cette image plutôt qu'avec le mot « anxiété », qui ne lui dit rien. Nous lui donnons une taille, une couleur, une température. Nous cherchons ce qui la fait diminuer. Et surtout, votre enfant construit lui-même la manière de reprendre la main : un bouton, une télécommande, un endroit où il sait qu'il est en sécurité et où il peut aller en trois secondes, sans que personne autour de lui ne s'en aperçoive.

C'est ce dernier point qui compte. Ce qu'il fabrique en séance doit être utilisable seul, assis à sa table, la feuille de contrôle devant lui.

Une carte de visite pour Pauline Bourdaud, spécialisée en hypnose et accompagnement, repose sur une surface en bois, à côté d'une pièce de décoration en pierre noire et d'un objet en céramique blanche.

Pourquoi lui expliquer ne suffit pas

Vous lui avez dit que ce n'était pas grave, que ce n'était qu'un contrôle, qu'il était bon élève. Il le sait. Il est d'accord avec vous. Et ça ne change rien.

C'est normal : l'anxiété ne se loge pas dans la partie du cerveau qui raisonne. Argumenter avec elle revient à essayer de convaincre un détecteur de fumée. L'hypnose ne discute pas avec l'anxiété, elle travaille à l'endroit où elle se déclenche.

Cabinet d’hypnose - Paris 19 ème

Les crises d'angoisse et de panique

Quand l'anxiété monte d'un cran, elle prend une forme brutale : le cœur s'emballe, le souffle se raccourcit, les mains picotent, et l'enfant a la certitude qu'il va mourir ou devenir fou. C'est terrifiant pour lui, et souvent tout autant pour vous.

Une crise de panique est un système d'alarme qui se déclenche alors qu'il n'y a pas de danger. Elle est spectaculaire, elle n'est pas dangereuse, et elle s'arrête toujours.

En séance, nous travaillons sur deux temps. Reconnaître les tout premiers signes, ceux qui précèdent la crise de quelques secondes, parce que c'est le seul moment où on peut encore agir. Puis installer une réponse automatique, une respiration très courte associée à un geste, pour que le corps sache quoi faire avant que la pensée ne s'affole.

Si les crises sont fréquentes ou très intenses, un avis médical est nécessaire en parallèle, pour écarter d'autres causes.

Ce que vous pouvez faire à la maison

Cessez de sur-rassurer.

C'est le conseil qui surprend le plus les parents. Répondre dix fois à « et si je rate ? » soulage l'enfant sur le moment et renforce le mécanisme sur la durée. Répondez une fois, clairement, puis proposez autre chose.

Ne testez pas la veille au soir.

Les révisions de dernière minute avant le coucher installent l'inquiétude au moment exact où le sommeil devrait se préparer.

Nommez sans dramatiser.

« Je vois que ton ventre te fait mal quand tu penses à demain » vaut mieux que « tu n'as rien » et que « mon pauvre chéri ».

Combien de séances

En général trois à cinq, espacées de deux à trois semaines. Les premiers effets se voient souvent sur le sommeil avant de se voir sur l'école. Je fais un point avec vous à la troisième séance.

Quand l'hypnose n'est pas la bonne réponse

Si votre enfant ne va plus du tout à l'école, si l'anxiété s'accompagne d'un repli complet, d'idées noires, ou si elle est apparue brutalement après un événement précis, l'hypnose seule ne suffit pas. Il faut alors un avis médical ou psychologique, et je vous le dirai dès l'entretien téléphonique.

Contactez-moi