Hypnose et gestion des émotions chez l'enfant
Une remarque, un jeu perdu, un pull qui gratte, et tout explose. Ou l'inverse : des larmes qui durent une heure sans que personne comprenne pourquoi. Entre les crises, votre enfant est adorable, ce qui rend la situation encore plus déroutante, pour lui comme pour vous.
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1 séance d’hypnose
Tarif : 120 €
Durée : Entre 45 min et 1heure
Ce qui se passe réellement
Un enfant qui déborde n'a pas décidé de déborder. Le mécanisme est mécanique : l'émotion monte plus vite que sa capacité à la repérer, et quand il s'en aperçoit, il est déjà dedans. Il ne peut plus ni écouter, ni réfléchir, ni se calmer sur commande.
C'est pour cela que raisonner un enfant en pleine crise ne marche jamais. La partie du cerveau à laquelle vous vous adressez est momentanément hors service.
Après, il s'en veut. Beaucoup d'enfants concernés portent une culpabilité importante, et se décrivent eux-mêmes comme méchants ou incontrôlables. Cette image est souvent le vrai sujet de l'accompagnement.
Ce que nous faisons en séance
Repérer avant. Toute émotion a des signes avant-coureurs corporels : les mâchoires, les poings, la chaleur, la respiration. La plupart des enfants ne les connaissent pas. En séance, nous les identifions un à un, et nous les rendons repérables. C'est la moitié du travail.
Donner une forme. Un volcan, une cocotte-minute, une vague, un orage. Votre enfant choisit son image, et nous cherchons ensemble ce qui la fait monter, et ce qui la fait redescendre. Une image que l'on peut manipuler est une émotion que l'on peut manipuler.
Trouver la sortie. Nous construisons une action très courte et réalisable en classe ou à table : un geste, une respiration, un endroit où aller mentalement. Pas un exercice de dix minutes, que personne ne fera.
Réparer l'image de soi. Nous travaillons sur l'idée d'être « celui qui pique des crises », qui finit par devenir une prophétie.
Cabinet d’hypnose - Paris 19 ème
Ce que vous pouvez faire à la maison
Ne parlez pas pendant la crise. Restez présent, en sécurité, silencieux. Les mots ne passent pas.
Reparlez-en après, à froid, quand tout est retombé, et sans revenir sur la faute. « Qu'est-ce que tu as senti juste avant ? » est une question utile. « Pourquoi tu as fait ça ? » ne l'est pas.
Distinguez l'émotion et le comportement. Être en colère est autorisé, taper ne l'est pas. Beaucoup d'enfants entendent qu'ils n'ont pas le droit de ressentir.
Regardez les conditions de base. Sommeil, faim, écrans, temps libre. Une part importante des débordements se joue là, avant toute question émotionnelle.
Combien de séances
Trois à cinq en général. Les parents observent souvent d'abord une réduction de l'intensité et de la durée des crises, avant une réduction de leur fréquence.
Quand voir un professionnel de santé
Si les débordements sont très fréquents, s'ils s'accompagnent d'une agressivité importante, de difficultés d'attention marquées, ou s'ils sont signalés par l'école, un avis médical est utile. Certaines situations relèvent d'un bilan que je ne suis pas habilitée à réaliser.
Questions fréquentes
Mon enfant est très colérique depuis toujours, est-ce que ça se travaille ?
Oui. L'objectif n'est pas de changer son tempérament, mais de lui donner de quoi faire avec.
Et s'il ne veut pas en parler ?
Ce n'est pas nécessaire. Le travail passe par l'image et la sensation, pas par le récit.
Est-ce que je dois venir en séance avec lui ?
Pour les plus jeunes, souvent oui, au moins en partie. Et une partie du travail vous concerne, parce que la façon dont vous réagissez pendant la crise fait partie de l'équation.