Une femme avec des cheveux bouclés bruns portant un pull rose, assise contre un mur vert, tenant un carnet rouge et un stylo.

Hypnose et gestion des émotions chez l'enfant

Une remarque, un jeu perdu, un pull qui gratte, et tout explose. Ou l'inverse : des larmes qui durent une heure sans que personne comprenne pourquoi. Entre les crises, votre enfant est adorable, ce qui rend la situation encore plus déroutante, pour lui comme pour vous.

Un enfant assis sur un canapé beige, vu de dos, regardant une étagère remplie de livres. La photo est prise en intérieur.

Ce qui se passe réellement

Un enfant qui déborde n'a pas décidé de déborder. Le mécanisme est mécanique : l'émotion monte plus vite que sa capacité à la repérer, et quand il s'en aperçoit, il est déjà dedans. Il ne peut plus ni écouter, ni réfléchir, ni se calmer sur commande.

C'est pour cela que raisonner un enfant en pleine crise ne marche jamais. La partie du cerveau à laquelle vous vous adressez est momentanément hors service.

Après, il s'en veut. Beaucoup d'enfants concernés portent une culpabilité importante, et se décrivent eux-mêmes comme méchants ou incontrôlables. Cette image est souvent le vrai sujet de l'accompagnement.

Une personne tient un smartphone avec un message écrit à la main en français visible à l'écran. Une autre personne, assise, regarde vers un écran et semble sourire. L'environnement est lumineux avec de la verdure visible à l'extérieur.

Ce que nous faisons en séance

  • Repérer avant. Toute émotion a des signes avant-coureurs corporels : les mâchoires, les poings, la chaleur, la respiration. La plupart des enfants ne les connaissent pas. En séance, nous les identifions un à un, et nous les rendons repérables. C'est la moitié du travail.

  • Donner une forme. Un volcan, une cocotte-minute, une vague, un orage. Votre enfant choisit son image, et nous cherchons ensemble ce qui la fait monter, et ce qui la fait redescendre. Une image que l'on peut manipuler est une émotion que l'on peut manipuler.

  • Trouver la sortie. Nous construisons une action très courte et réalisable en classe ou à table : un geste, une respiration, un endroit où aller mentalement. Pas un exercice de dix minutes, que personne ne fera.

  • Réparer l'image de soi. Nous travaillons sur l'idée d'être « celui qui pique des crises », qui finit par devenir une prophétie.

Cabinet d’hypnose - Paris 19 ème

Ce que vous pouvez faire à la maison

  • Ne parlez pas pendant la crise. Restez présent, en sécurité, silencieux. Les mots ne passent pas.

  • Reparlez-en après, à froid, quand tout est retombé, et sans revenir sur la faute. « Qu'est-ce que tu as senti juste avant ? » est une question utile. « Pourquoi tu as fait ça ? » ne l'est pas.

  • Distinguez l'émotion et le comportement. Être en colère est autorisé, taper ne l'est pas. Beaucoup d'enfants entendent qu'ils n'ont pas le droit de ressentir.

  • Regardez les conditions de base. Sommeil, faim, écrans, temps libre. Une part importante des débordements se joue là, avant toute question émotionnelle.

Combien de séances

Trois à cinq en général. Les parents observent souvent d'abord une réduction de l'intensité et de la durée des crises, avant une réduction de leur fréquence.

Quand voir un professionnel de santé

Si les débordements sont très fréquents, s'ils s'accompagnent d'une agressivité importante, de difficultés d'attention marquées, ou s'ils sont signalés par l'école, un avis médical est utile. Certaines situations relèvent d'un bilan que je ne suis pas habilitée à réaliser.

Questions fréquentes

Mon enfant est très colérique depuis toujours, est-ce que ça se travaille ?
Oui. L'objectif n'est pas de changer son tempérament, mais de lui donner de quoi faire avec.

Et s'il ne veut pas en parler ?
Ce n'est pas nécessaire. Le travail passe par l'image et la sensation, pas par le récit.

Est-ce que je dois venir en séance avec lui ?
Pour les plus jeunes, souvent oui, au moins en partie. Et une partie du travail vous concerne, parce que la façon dont vous réagissez pendant la crise fait partie de l'équation.

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