Femme avec boucle d'oreille en or, porteur d'un pull rose en tricot, tenant un carnet rouge avec un stylo, assise devant un mur vert pastel.

Hypnose et Peurs et phobies chez l'enfant

Toutes les peurs de l'enfance sont normales, et la plupart passent seules. On parle de phobie quand la peur devient disproportionnée, qu'elle dure, et surtout qu'elle organise le quotidien : un enfant qui ne va plus au parc à cause des chiens, qui ne dort plus seul, qui refuse d'aller à un anniversaire par crainte de vomir.

Enfant assis sur un canapé blanc devant une bibliothèque remplie de livres.

Pourquoi raisonner ne suffit pas

Vous avez expliqué que ce chien est gentil, que ce n'est pas dangereux, que vous êtes là. Votre enfant vous croit. Et il a peur quand même.

Une phobie ne se loge pas dans le raisonnement. Elle s'est installée comme un réflexe, parfois après un événement précis, parfois sans cause identifiable, et elle se déclenche avant toute pensée. C'est pour cela qu'on ne la lève pas en argumentant, et c'est aussi pour cela que l'hypnose y est efficace : elle travaille au niveau où le réflexe se déclenche.

Une personne au premier plan tient un stylo et utilise une tablette pour prendre des notes manuscrites en français. Un autre personne, assise dans le fond, est visible partiellement et semble écouter ou discuter.

Ce que nous faisons en séance

Nous procédons par étapes, dans l'imaginaire, à un rythme que votre enfant contrôle entièrement. Il dispose toujours d'un moyen d'arrêter, une télécommande, un bouton, un endroit sûr où revenir. Ce contrôle est essentiel : c'est déjà l'inverse de ce que produit une phobie.

Puis nous approchons l'objet de la peur progressivement, en modifiant à chaque fois quelque chose : la distance, la taille, le son, la couleur. Un chien immense et menaçant devient un chien lointain, puis un chien ridicule, puis un chien ordinaire. Chaque étape est répétée jusqu'à ce que la sensation change réellement, jamais avant.

À la fin, votre enfant repart avec une manière de reprendre la main, et souvent avec l'envie de tester dans le réel, ce qui est le meilleur signe.

Cabinet d’hypnose - Paris 19 ème

Les peurs que j'accompagne le plus souvent

  • La peur du noir. Très fréquente entre 4 et 8 ans, et souvent liée au coucher plutôt qu'à l'obscurité elle-même.

  • La peur des animaux, en particulier les chiens, souvent après une rencontre marquante, parfois sans aucun événement déclencheur.

  • La peur de vomir, l'émétophobie. Elle est plus fréquente qu'on ne le croit, elle passe souvent inaperçue des adultes, et elle peut conduire l'enfant à restreindre ce qu'il mange et à éviter les sorties.

  • La peur des piqûres, du sang et du dentiste. Elle complique les soins et les rendez-vous médicaux. Le travail est très concret et donne des résultats rapides.

  • La peur de l'avion, des ascenseurs, des espaces fermés.

  • La peur de la séparation, quand elle empêche l'enfant de dormir ailleurs, de partir en classe verte ou d'aller chez un ami.

Si la peur de votre enfant ne figure pas dans cette liste, cela ne change rien à la méthode.

Ce que vous pouvez faire à la maison

  • N'organisez pas l'évitement. Changer de trottoir à chaque chien soulage sur l'instant et confirme le danger.

  • Ne forcez pas non plus. Une exposition brutale peut renforcer la phobie durablement.

  • Ne moquez pas, même gentiment. « Tu as peur d'un petit chien comme ça ? » ajoute de la honte à la peur.

  • Racontez-lui vos propres peurs, celles que vous avez eues enfant, celles que vous avez encore. Cela le sort de l'idée d'être anormal.

Combien de séances

Les phobies simples et bien délimitées comptent parmi les motifs qui répondent le plus vite : deux à quatre séances. Quand la peur s'inscrit dans un contexte d'anxiété plus large, il faut compter davantage.

Questions fréquentes

Faut-il attendre que ça passe tout seul ?
Beaucoup de peurs de l'enfance passent seules. Si celle de votre enfant l'empêche de faire des choses qu'il aimerait faire, ou dure depuis plus de six mois, il n'y a pas de raison d'attendre.

Devra-t-il affronter sa peur pendant la séance ?
Pas dans le réel, et jamais brutalement. Tout le travail se fait dans l'imaginaire, à son rythme, et il peut arrêter à tout moment.

Et si la peur est venue d'un accident ?
C'est fréquent, et c'est un point d'appui plutôt qu'un obstacle : nous savons alors précisément à quel moment le réflexe s'est installé.

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