Hypnose, phobie scolaire et refus scolaire anxieux
Le matin est devenu une épreuve. Cris, pleurs, vomissements parfois. Vous avez négocié, cédé, forcé, tout à la fois. Les absences s'accumulent, l'établissement s'en inquiète, et vous ne savez plus si vous devez tenir bon ou protéger.
Vous n'êtes pas en train de mal faire. Le refus scolaire anxieux est l'une des situations les plus difficiles à vivre pour une famille, et l'une de celles où l'entourage donne le plus de conseils contradictoires.
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1 séance d’hypnose
Tarif : 120 €
Durée : Entre 45 min et 1heure
Ce que c'est, et ce que ce n'est pas
Ce n'est pas un caprice, et ce n'est pas de l'école buissonnière. Un enfant en refus scolaire anxieux veut aller à l'école. Il en est empêché par une angoisse qui le submerge, et il en souffre, souvent bien plus que ce qu'il montre.
Les causes sont rarement uniques. Une anxiété de séparation, un harcèlement qui n'a pas été dit, une humiliation devant la classe, une phobie sociale, une période de fragilité après un événement familial, une exigence scolaire devenue écrasante. Souvent plusieurs de ces éléments à la fois.
Le cadre : l'hypnose ne travaille pas seule
C'est important et je préfère le dire d'emblée. Une situation de refus scolaire installé demande une prise en charge coordonnée : votre médecin, souvent un ou une psychologue ou un pédopsychiatre, le médecin scolaire, et l'établissement, qui peut aménager la reprise.
L'hypnose intervient à un endroit précis de ce dispositif : réduire la charge d'angoisse associée à l'école, pour que le retour redevienne concevable. Elle ne remplace ni le suivi, ni le travail avec l'établissement.
Ce que nous faisons en séance
Le premier objectif n'est pas le retour en classe. C'est de faire baisser le niveau d'alerte général, parce qu'un enfant en état d'alarme permanent ne peut rien envisager du tout. Nous travaillons donc d'abord sur le sommeil, sur les manifestations physiques, sur les moments de la journée où l'angoisse monte.
Ensuite seulement, nous approchons l'école, par étapes, et dans l'imaginaire avant le réel. Se voir prendre le chemin. Se voir passer le portail. Se voir dans le couloir. Chaque étape est répétée jusqu'à ce qu'elle devienne supportable, avant de passer à la suivante. Ce travail progressif dans l'imaginaire prépare le réel, il ne le remplace pas.
Enfin, nous construisons ce que votre enfant pourra utiliser sur place, quand l'angoisse montera dans la classe, sans avoir besoin de sortir ni d'appeler.
Cabinet d’hypnose - Paris 19 ème
Ce que vous pouvez faire
Ne promettez pas ce que vous ne tiendrez pas. « Tu y vas juste ce matin et après c'est fini » détruit la confiance dès le lendemain. Visez des étapes, pas le retour complet. Une heure de cours, une matinée, une journée. Un retour à temps plein imposé d'un coup se solde presque toujours par une rechute.
Parlez à l'établissement tôt. Un CPE ou un chef d'établissement prévenu devient un allié. Prévenu trop tard, il devient une pression de plus.
Vérifiez la question du harcèlement. Elle est présente dans une part importante des refus scolaires, et elle est rarement dite spontanément
Combien de séances
C'est un accompagnement plus long que les autres, souvent six à huit séances, parfois davantage, avec un rythme rapproché au début. Je travaille en lien avec les autres professionnels qui suivent votre enfant, avec votre accord.
Questions fréquentes
Faut-il le forcer à y aller ?
Ni le forcer brutalement, ni le laisser s'installer à la maison. La voie de sortie est un retour progressif et négocié, construit avec l'établissement.
Le travail à distance est-il possible ?
Oui, et c'est parfois la seule option au début, quand sortir de chez soi est déjà trop difficile.
Est-ce que ça se règle vite ?
Non, et méfiez-vous de qui vous dira le contraire. Ce qui compte, c'est que la courbe s'inverse.