Une femme aux cheveux bouclés, portant une chemise blanche, semble discuter ou écouter attentivement, assise contre un mur beige.

Hypnose et troubles du sommeil chez l'enfant

Il est 22 heures. Votre enfant est encore debout, ou dans son lit les yeux ouverts, ou dans le vôtre pour la troisième nuit. Vous êtes épuisés tous les deux, et la fatigue accumulée déteint sur tout le reste, l'école, l'humeur, les repas.

Une personne avec des cheveux bruns foncés qui porte une veste beige se tient la tête avec sa main, le visage non visible. En arrière-plan, une autre personne sans vêtements en haut, visible uniquement de la poitrine à la tête.

Ce qui empêche un enfant de dormir

Le sommeil ne se décide pas. Il arrive quand le corps se sent assez en sécurité pour lâcher prise. Tout ce qui maintient un enfant en état de vigilance l'empêche mécaniquement de s'endormir, même quand il est épuisé.

Les formes les plus fréquentes que je rencontre :

  • L'endormissement qui n'arrive pas. L'enfant se retourne, appelle, redescend, réclame de l'eau. Souvent parce que le moment du coucher est devenu celui où les pensées de la journée reviennent.

  • Les réveils nocturnes. Il se réveille à la même heure, ou plusieurs fois, et ne se rendort qu'accompagné.

  • Les cauchemars répétitifs. Le même, ou des variantes du même. Ils laissent une trace le lendemain et une appréhension le soir suivant.

  • Les terreurs nocturnes. L'enfant crie, s'agite, semble éveillé sans l'être, et n'en garde aucun souvenir. Elles sont impressionnantes, sans gravité, et surviennent en début de nuit.

  • La peur du noir, qui n'est pas un caprice mais une peur réelle, et qui se travaille très bien.

Une personne lit un carnet ou un livre électronique avec une écriture manuscrite en français. Un autre personne est assise à côté, positi vement, en arrière-plan, près d'une fenêtre ou d'une porte laissant entrer de la lumière naturelle.

Ce que nous faisons en séance

Nous commençons par le trajet vers le lit, pas par le lit lui-même. Beaucoup d'enfants ont associé le coucher à un moment désagréable, une négociation, une séparation, un silence dans lequel les inquiétudes remontent. Tant que cette association tient, la nuit démarre mal.

Ensuite, nous travaillons sur ce qui l'empêche de lâcher prise. Avec les plus jeunes, cela prend une forme très concrète : un endroit où déposer les soucis avant de monter se coucher, un compagnon imaginaire qui monte la garde, une histoire dont votre enfant écrit lui-même la fin rassurante.

Pour les cauchemars répétitifs, la méthode est différente et souvent spectaculaire par sa simplicité : nous reprenons le rêve, et c'est l'enfant qui décide comment il se termine. Il le rejoue plusieurs fois dans sa version à lui. Le rêve, souvent, cesse de revenir ou perd de sa charge.

Enfin, votre enfant repart avec un rituel d'autohypnose court, deux à trois minutes, à faire seul dans son lit. C'est ce qui lui rend l'endormissement.

Carte de visite pour Pauline Bourdaud, hypnose et accompagnement, placée sur une table en bois, à côté d'une pierre noire, d'un bol en pierre blanche avec une infusion ou une plante sèche, et d'une décoration en bois et feuilles sèches.

Ce que vous pouvez faire à la maison

  • Une heure de coucher fixe, y compris le week-end. C'est le levier le plus efficace, et le plus souvent négligé.

  • Pas d'écran dans l'heure qui précède, et pas d'écran dans la chambre. Ce n'est pas une question de morale, c'est une question de signal lumineux et d'excitation.

  • Ne restez pas à surveiller son endormissement. Votre présence prolongée devient la condition du sommeil, et il ne peut plus s'endormir sans elle.

  • Déplacez la conversation. Si votre enfant se met à parler de ses inquiétudes au moment du coucher, écoutez-le, mais proposez un moment dédié plus tôt dans la soirée. Le lit doit rester le lit.

Cabinet d’hypnose - Paris 19 ème

Combien de séances

Le sommeil est souvent l'un des motifs qui répond le plus vite. Deux à quatre séances dans la plupart des cas, avec des changements visibles dès la première ou la deuxième nuit qui suit.

Quand consulter d'abord un médecin

Si votre enfant ronfle fortement, s'il fait des pauses respiratoires, s'il est somnolent en journée malgré des nuits longues, ou si les troubles se sont installés brutalement, parlez-en d'abord à votre médecin. Certaines causes sont physiologiques, et l'hypnose n'a rien à y faire.

Questions fréquentes

Les terreurs nocturnes se travaillent-elles en hypnose ?
Oui, indirectement. Elles sont favorisées par la fatigue et la tension, et diminuent souvent quand ces deux facteurs baissent.

Mon enfant dort dans notre lit depuis des mois, est-ce que c'est récupérable ?
Oui. Nous préparons le retour dans sa chambre par étapes, avec lui, plutôt que du jour au lendemain.

Et si le problème vient de moi, qui n'arrive pas à le laisser ?
Cela arrive très souvent, et ce n'est pas un reproche. Nous en parlons, et il est parfois utile de travailler d'abord avec le parent.

Contactez-moi